Instinct indigène

 

Esprit Renard

23/04/2022

Esprit Renard

Le renard est un maître pour débusquer le doute.

 

Il peut le faire surgir d'un océan de certitudes. Se centrer sur l'énergie renard en soi met en mesure de consolider les acquis pour marcher sûrement notre sentier sacré.

Il pousse à la profondeur, chercher à faire ce qu'il faut dans la matière pour défricher en détail un élément de notre univers intérieur, le clarifier, vérifier que sentiments et impressions sont fondés ou au contraire erronés. Cette médecine développe la perception juste de nos fondations.
Tant que le moindre doute subsiste, le renard a l'art et la taquinerie de le rappeler en jouant avec nos incertitudes. Il s'agit de regarder où le doute emmène, voir son origine et en revenir avec une nouvelle perception.

 

Rusé, il est connu pour flouer proies comme prédateurs.

La discrétion du renard est réelle, sensationnelle.

 

S'il a décidé de ne pas se faire voir, nous ne le voyons pas, c'est comme ça. Il passe inaperçu. C'est pour cela qu'il a une réputation de médecine d'invisibilité.

Faire émerger le renard en soi, voilà qui peut être bien utile pour s'esquiver.

Inversement nous le voyons s'il en a décidé ainsi, son comportement est alors inhabituel et étonnamment tranquille malgré sa proximité.

 

 

C'est la facétie du renard, tu me vois, tu me vois pas, t'es pas sûr que c'était moi, regarde bien en toi.

Le parcours

19/04/2022

Le parcours

Toute personne qui sort de la forêt en ayant côtoyé le feu jour et nuit est d'une grande clarté.

Elle s'est enrichie.
Malgré cela, l'homme repart très peu en quête, la femme un peu plus.

 

Ça m'a travaillé.

Une quête de vision, bravo, mais comment vous aider à vous maintenir sur cette voie ?

 

La tradition sioux-lakota m'a mis la puce à l'oreille. Elle s'attache à l'engagement, primordial en regard du monde de l'esprit, faire résonner sa parole concrètement. Après une quête lakota, une personne peut ainsi s'engager à un parcours de plusieurs quêtes, chacune étant reliée à une direction.

J'ai pensé faire comme cela mais pratiquant en tradition tsalagi, ça ne collait pas. Le pratiquant a simplement une envie personnelle de repartir quête après quête, lesquelles ne sont pas accolées à une direction particulière.

Après avoir tourné en rond un bout de temps, j'ai fini simplement par regarder ma propre voie des quêtes et concilier l'engagement à celle-ci.

 

 

J'ai réalisé 4 quêtes dans la tradition avant d'aller plus loin.

 

Le 4 est le chiffre lié au carré et à la famille étendue, les amis.

Le carré est base d'équilibre et stabilité pour consolider des liens avec ceux qui ne sont pas de notre sang, les amis.

 

 

Sur la quête-vigile elle-même

 

4 jours / 4 nuits
3 jours / 3 nuits pour la première quête si vous le souhaitez

 

 

A l'issue de cette quête

 

-avoir tenu votre feu jour permet d'être gardien du feu de hutte à sudation
-vous pouvez prendre engagement pour 3 autres quêtes

 

 

Le carré de 4 vigiles permet, si vous en avez l'élan

 

-de porter la pipe sacrée,
-d'entamer le chemin d'officiant de la hutte à sudation
-d'envisager la quête de 7 jours

 

Cette dernière vigile permet, si vous en avez l'élan, d'officier le rite de la vigile.

 

 

Une Tradition est une voie qui ramène au sang.
Je suis blanc sur la terre de mes ancêtres, il y a également un pan celtique

pour ceux et celles qui le souhaitent.

 

 

Littérature

19/04/2022

Littérature

'Yuwipi, rituel des sioux oglala', William K. Powers

 

'Cheminer avec le vivant, entretien avec Didier Delaporte', Carole Babin -Chevaye

 

'White Bird, la quatrième génération', Shankila Washte

 

'De mémoire indienne', Tahca Ushte, Richard Erdoes

 

'Le cercle sacré',  Archie Fire Lame Deer

 

 

Tradition et culture celtique

19/04/2022

Tradition et culture celtique

Tradition

 

J'utilise le mot 'Tradition' pour parler de l'ensemble des traditions ou cultures d'essence commune reliées à la nature et observant des rites et des coutumes de reliance de l'homme à la nature-univers.

 

 

La Tradition considère les divers aspects de la nature

-les 4 règnes, végétal, minéral, animal, humain
-les éléments


Dans ce cadre, elle possède des outils aptes à aider un 
individu à se développer.

 

Tradition veut dire Transmission
Il y a continuité de pratiques, gestes et rites à travers le temps et les générations.

 

De fait, une Tradition est une voie ancestrale
Le respect des ancêtres est aussi basique que le respect de la nature, les remercier.

 

La Force Traditionnelle réside dans la cohérence du tryptique terre - corps - ancêtres
Le sang de mes ancêtres reliés à la terre irrigue mon corps.

 

 

 

Celtisme

 

Je pratique et vis des cérémonies et rites issus du monde amérindien depuis 2012.
J'y suis à l'aise sans jamais oublier que je suis blanc.


Avant cela, les entrelacs ont constitué pendant des années mon seul lien à une vieille spiritualité. Ça n'allait pas plus loin que ça.

 

Le temps passant, poussé par la cohérence du triptyque terre corps ancêtres, c'est en regardant plus attentivement les éléments qui jalonnent mon parcours que s'est éclairé le lien avec les racines spirituelles de mes aïeux, effectivement de culture celtique.


Je vois la connexion entre deux traditions d'une région différente de la planète.
Le celtisme comme les voies des peuples nord-amérindiens sont de même essence, de même Tradition.

 

Je n'ai pas prétention à pratiquer les rites exacts de mes ancêtres de sang.
Peu importe en fait, l'intérêt est d'appliquer ce qui est compris.

 


Un mot sur les panthéons 
Les divinités symbolisent un aspect relationnel de l'homme à la nature.

 

 

Douches froides

18/04/2022

Douches froides

Je participe à une hutte. L'officiant de cette hutte me parle d'un homme qui aurait dû être là mais du fait du confinement, ce ne sera pas le cas. Je ne connais pas personnellement cet homme... sauf qu'à Cogolin en 2012,  j'ai vu le feu réagir lors de son entrée dans l'espace consacré.
 
J'étais donc confiant... avant de rapidement déchanter. Je décide de prendre sur moi et d'aller au bout de cette expérience.

 


Cercle précédant la construction de la hutte

 

Construction folklorique, inorganisée, ça traîne en longueur. Aucun sens autre que d'assembler des branches. La hutte est énorme, je suis debout dedans sans baisser la tête. Je fais 1 mètre 72. Elle est montée alors que le feu sacré est déjà allumé. Avec cette méthode, les pierres ont chauffé pendant environ 5 heures.
Le gardien du feu, appelé maître du feu, est également sollicité et ne reste pas avec le feu.

 

 

Cercle pré-hutte

 

Les femmes en lune peuvent rentrer dans la hutte, d'après lui, c'est une superstition qui n'a pas lieu d'être.
Il est possible de se dénuder sauf si quelqu'un n'est pas d'accord. Je lève alors la main, le dit et c'est entendu.

 

 

Dans la hutte

 

Il fait clair comme en plein jour. Je m'installe puis vois la plupart des femmes poitrine à l'air.

 

Les pierres chauffées sont en silex dont certaines prélevées dans l'eau, ça pète de partout.
Les participantes n'ont pas chaud, elles demandent à ce que de l'eau soit versée sur les pierres.

Le déroulement est assez confus, pas vraiment d'explication, de continuité.

 

A la ronde de l'eau, l'enseignement est le suivant : il suffit de taper du tambour à cette ronde pour connaître ses alliés. Dans le chamanisme moderne, il est inutile de partir au fin fond de la forêt (dénigrement de la quête de vision) ou de s'accrocher et de se suspendre (dénigrement de la danse du soleil).

 

Quelqu'un signale l'oubli d'offrir des herbes aux pierres. Il répond que c'est normal car il les garde pour les deux portes restantes. Porte suivante, beaucoup d'herbes sont mises d'un coup, beaucoup de fumée, nous sommes tous irrités.

 

Des commentaires sont faits sur ce qu'expriment les gens, sur l'origine de la cruche, la louche et des couvertures de la hutte achetées chez Emmaüs.
Propos également comme quoi il est d'extrême-centre et n'a pas une goutte de sang français, la France est une terre de voie du milieu.

 

A la porte de l'air... silence...

 

 

Sortie de hutte

 

Deux, trois gouttes sur les tempes et un point d'orgue : il prend ma bague sur l'autel de la hutte en demandant à qui c'est.

 


Après cette journée, ma femme me raconte qu'au moment de rentrer dans la hutte, il lui a dit de se mettre à l'aise en enlevant son paréo. Elle a refusé, il a insisté deux autres fois avant de lâcher l'affaire.

 

 

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Stages d'enseignement par un homme-médecine, auxquels j'ai participé.

 

Suite à cela, une personne s'est auto-proclamée chamane, a tenu une hutte ouverte au public sans avoir jamais avoir été initiée à la hutte à sudation et annoncé une quête de vision.

Aucune réaction du groupe ayant suivi ces stages, j'y ai mis mon grain de sel et demandé que soit rectifié le tir. Cela a traîné en longueur pour finalement entendre que chaque personne a sa propre couleur.

 

Et le respect de la forme ? le respect de la chaîne humaine qui a pratiqué et transmis ?

 

Sans déconner...

 

 

 

 

Le langage du corps

29/03/2021

Le langage du corps

A l'approche de l'équinoxe, une rage de dent s'est déclenchée. Une douleur comme j'en ai jamais eue.
J'ai crié toute la nuit, pendant 12h me dit ma femme.

 

Le dentiste me file une ordonnance pour me calmer, j'étais pas arrivé à la pharmacie que la douleur disparaissait.
Je prends quand même les médocs, j'ai peur que cette douleur revienne.

 

Un jour et une nuit tranquille puis c'est le week-end de l'équinoxe.

La douleur revient, elle dépasse les médocs. C'est moindre, je ne crie pas mais bon je morfle et me recroqueville... fichue douleur.

 

Un ami est là pour l'occasion. Il suit le sentier lui aussi, je l'écoute.

« Rage de dent... rage dedans, rage dehors »

Et bing !

Décrire sa douleur, la qualifier peut aider à décoder ce qui la provoque, dit-il.
Je sais qu'il a raison, c'est cartésien, tout est lié.

 

Les mots qui me viennent sont glacial, froid. Je la décris comme ça bien que n'ayant pas la sensation de froid.
De fait, je zappe, ça ne correspond pas.

La douleur revient plusieurs fois encore, flippant vu que je suis sous médoc.
Jusqu'au moment où je regarde à nouveau : glacial, froid encore... et là, je vois clairement en moi ce qui y correspond.
Je sors de cette posture énergétique... la douleur diminue drastiquement dans la seconde, bingo !

 

Soulagé et méfiant, je ne m'emballe pas mais en même temps je sais que j'ai touché quelque chose de profond. La douleur résiduelle est plus proche de la gêne qu'autre chose. La hutte s'en charge, elle disparaît totalement, j'arrête de prendre l'anti-douleur.

 


Quand le corps parle, l'univers parle.

 

A nous de savoir l'écouter.

Vigilance / quête de vision

28/03/2021

Vigilance / quête de vision

Rester au contact de la nature sans relations humaines pendant des jours et des nuits nous harmonise à elle, à l'univers. Il ne s'agit pas de chercher la vision*, mais d'avoir la volonté de rester là, simplement, au contact.

 

Tout y est juste, c'est alors que les couches de conditionnements commencent à faire surface, il est possible de les, de se regarder en face. Là est le but de la manœuvre.

 

La Volonté d'être là résonne dans l'univers, il réagit.

 

Rien d'insurmontable mais c'est sûr le réel, c'est le Réel.

 

Le chemin de vérité est radical en soi.

 

 

 

 

* qu'est-ce que c'est d'ailleurs qu'une vision ?

 

 

 

 

 

 

 

La voie des quêtes

22/03/2021

La voie des quêtes

Elle est le parcours de la chauve-souris, voir les choses à l'endroit et à l'envers.

 

A l'image des quêtes, elle cueille au plus profond de l'être, vérité implacable.

 

Sans concession, je ne peux que l'entendre, me ramasser à la petite cuillère et continuer de me construire.

 

La chauve-souris est la mort et la renaissance, quand elle vient, c'est cool mais derrière l'épreuve arrive et elle est rude.

 

Miroir cru, la réalité s'impose, un aveuglement cesse. C'est cadeau.

 

Ne rien lâcher, toujours avancer, dans la vie quotidienne comme dans l'immobilité de la présence à la forêt, à ce coin de forêt qu'on ne quitte pas jour et nuit...

 

...jour et nuit, jour et nuit, jour et nuit... vigile dans l'esprit, c'est la chauve-souris.

 

 

On est comme on est

07/02/2021

On est comme on est

Tant de fois nous pensons ...
-Si je suis spirituel, je ne peux pas être en colère
-Je ne peux pas être vulnérable
-Je ne peux pas être triste
-Je dois avoir la foi et la confiance
-Je dois être positif

 

La positivité est la plus grande erreur vendue aux spirituels ou à ceux qui veulent l'activer.
Vous n'êtes pas plus spirituel, pour être positif ou pour ne pas vous mettre en colère.

 

Si le moment l'exige:
-Vous devez aller dans vos enfers
-Vous devez voir vos démons face à face
-Vous devez les laisser vivre et être
-Vous devez permettre à votre ombre de se manifester, sans nuire aux autres dans cette manifestation, mais sans vous blesser en la laissant à l'intérieur
-Vous devez aller à la rencontre de vos peurs et les traverser
-Vous vous retrouvez avec votre douleur et laissez-la s'extérioriser, et pleurez-la, criez-la et pilonnez des coussins ...


Trouvez-vous avec vos côtés vulnérables:
-Votre fatigue
-Votre apathie
-Votre réticence
-Vos frustrations et impuissance et les extérioriser


Voulez-vous augmenter votre lumière?
-Tout d'abord, vois ton ombre ... jusqu'à ce que tu puisses faire la paix, avec tout ce que tu es


Parfois, un temps d'ange, un temps de démon ...
Un temps léger et un peu d'ombres.

 

 

Texte lu sur FB

 

 

On est comme on est,

La voie de l'esprit,

C'est pour tout le monde,

Pas d'élus, que des gens qui font le chemin.

 

Et ça commence par regarder en soi, des outils sont là pour nous aider éventuellement dans cette démarche individuelle.

 

 

 

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Aum de Bolivie

20/11/2020

Aum de Bolivie

Raison d'être

12/10/2020

Raison d'être

L'univers est, il a une raison d'être.

 

Ainsi puis-je me dire que j'ai une raison d'être.

 

Volonté de vérité, c'est déjà être sur le sentier.

 

Je regarde l'univers, je remonte à la Source.

 

Je marche le sentier, j'évolue dans le Cercle.

 

Le Sentier, le Cercle

 

Totems

02/06/2020

Totems

Dans la cosmogonie amérindienne qui m'est connue, ils se placent ainsi :

 

en avant : là où l'on va

en arrière : rapport au passé, là d'où l'on vient

à gauche : rapport à l'aspect féminin

à droite : rapport à l'aspect masculin

au-dessous : fondation

au-dessus : aspiration

central : présence la plus forte *

 

Comment déterminer cela ?

 

De multiples manières et toujours en regardant en soi,

en voici une :

 

Se poser puis visualiser une sphère lumineuse, centre de votre être et regardez où se place le totem, avant, arrière ou autres.

 

D'autres auront un sentiment particulièrement clair en regardant un animal dans un bouquin, et seront capables de déterminer un ou plusieurs de leurs totems de cette manière.

 

 

Quelle utilité ?

 

Connaître ses totems n'est pas une finalité. Ils apparaissent sur le chemin de compréhension et toujours leur manifestation apporte enseignement, expérience, épreuve, encouragement, compréhension justement (pas forcément immédiate) pour continuer d'avancer sur le sentier.

 

Rien n'est dû au hasard, ni même à l'aléatoire,

 

Rien ne tombe du ciel, aide-toi le ciel t'aidera...

 

Certains arpentent leur sentier depuis bien plus longtemps que moi pourtant un ou plusieurs de leurs animaux leur sont toujours inconnus. Tout simplement, il n'y a pas d'utilité à ce qu'il se révèle... ou l'inverse.

 

 

Au final, ne rien attendre, juste faire le chemin...

 

 

 

* le totem animal central représente le clan d'un individu, pour les premières nations dont le système de clan est basé sur les animaux.

 

 

 

 

 

Esprit indigène

25/04/2020

Esprit indigène

« Dans les dernières années, nous avons compris ce qu'était le progrès. C'est le remplacement intégral de la nature par une technologie artificielle. Le progrès est la destruction totale du monde réel au profit d'une technologie qui créée un mode de vie confortable pour une minorité de gens privilégiés.

Au cours de notre vie, la différence entre l'usage que fait l'indien de la terre et l'usage qu'en fait le blanc apparaîtra de manière limpide. L'indien vivait avec sa terre, le blanc détruit la sienne. Il a détruit la planète Terre. »

 

Vine Deloria, jr., Sioux de standing rock, 1970

 

 

« La terre et moi sommes en accord. La mesure de cette terre et celle de nos corps ne font qu'une... Ne vous méprenez pas, mais comprenez-moi pleinement en qui concerne mon attachement à la terre. Je n'ai jamais dit que cette terre m'appartenait pour en disposer à ma guise. Le seul qui ait le droit d'en disposer est celui qui l'a créée. Je revendique le droit de vivre sur ma terre, et vous accorde le privilège de vivre sur les vôtres. »

 

Chef Joseph, Nez Percé, vers 1875

 

 

« Certains penseurs affirment qu'il y a une séparation complète entre la partie matérielle et la partie spirituelle de l'homme, qu'il n'y a pas de dégradé de l'une vers l'autre. Je me refuse à le croire. Chacune affecte l'autre, et le lieu dans lequel l'homme vit peut modeler son caractère. »

 

Old Keyam, Cree des plaines, 1973

 

 

« Frères, si vous les hommes blancs avez assassiné le Fils du Grand Esprit, nous autres indiens n'y avons aucune part. S'il était venu parmi nous, nous ne l'aurions pas tué, nous l'aurions bien traité. Pour ce crime, vous devez faire réparation vous-mêmes. »

 

Red Jacket, Iroquois Sénéca, vers 1820

 

 

 

Esprit et matière est unité.

 

 

Perception toltèque de l'humanité

13/04/2020

Perception toltèque de l'humanité

Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d’hommes sur terre : ceux qui prennent le temps de s’interroger sur les gens et sur le sens de l’univers et de se demander qui ils sont et ce qu’ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d’une vie nouvelle, imprégnée d’un irrésistible parfum de liberté. Et puis il y a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent « succomber à l’hypnose socialitaire ».
Aventuriers de l’esprit, les premiers, s’ils persévèrent ont une chance de devenir les créateurs de leur vie, portés par l’énergie du mystère de l’existence parce qu’ils l’auront regardé en face et accepté. Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l’inexpliqué et, par là, à eux-mêmes.
Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamans appellent « l’anneau de pouvoir ».
Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation qu’en fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs. Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s’exerce à l’intérieur de soi, sur l’intérieur de soi.
Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l’autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l’être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l’évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies. Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l’homme est littéralement et jusqu’au plus profond de ses cellules infiltré de programmations d’ordre karmique, culturel et affectif qui sont autant d’obstacles à tout changement.
Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l’homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, son nagual lui murmure qu’il peut-être. Il est bien placé pour cela puisqu'en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l’univers !
« L’homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer ».
C’est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d’en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.
Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l’expression « chevaucher le tigre ». Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres.
En travaillant sur soi, on ose affronter au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l’enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s’éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui.

 

 

Merci à "Tambour Battant 8000" (FB)

Eveil indigène

07/04/2020

Eveil indigène

L'élément terre est le symbole du monde physique. Parler d'enracinement, c'est parler de cohérence avec son environnement. Tout individu d'une lignée harmonisée avec cet espace devrait avoir l'ensemble de ses totems animal-végétal-minéral présents dans son environnement.

Mes totems animaux central et arrière sont américains, alors que je suis blanc, né en France. Ce n'est pas incohérent dans ce monde sens dessus-dessous.

 

 

 

Un individu, deux niveaux de lignées ancestrales principales 

 

 

La lignée ancestrale de l'âme

Mes origines amérindiennes, lignée qui m'a initié à la voie sacrée.

 


La lignée ancestrale de sang

Lien terre et corps, héritage incarné des ancêtres de mon sang, celle que je découvre sur la voie.

 

 

 

La mémoire ne peut disparaître.

 


Le corps est bien plus qu'une vulgaire machine de la jouissance consommatrice, il nous permet de vivre l'univers en nous reliant. Il est le résultat d'une transmission génétique dans le temps, avec ses mémoires. Il représente une lignée à part entière liée à une terre dans laquelle nos ancêtres furent enracinés pendant des millénaires, là est la force de la lignée de sang.

 

Sur les terres américaines, les lignées ancestrales millénaires de sang et d'âme sont amérindiennes. Elles y ont toute leur cohérence, leur unité d'âme et de sang, leur force d'incarnation, de spiritualité.


Même si les expériences d'une âme sont multiples sur la planète, même si un corps humain est métisse, il y a une lignée d'âme et une lignée de sang principales par lesquelles s'éveillent avec force notre conscience, notre connexion à la nature, à nous-même, à nos ancêtres, au Grand Mystère.

 


L'harmonie est une voie.

J'apporte un éclairage, chacun est son propre maître.

Conscience indigène

07/04/2020

Conscience indigène

Ma corde sensible vibre quand l'on touche aux peuples indigènes planétaires.

 


Une personne de l'union des traditions ancestrales a opposé mon sentiment indigène à une définition tirée de wikipédia. En substance, est indigène celui qui est né et grandit dans un pays...

 

… amis du marché et de la bénédiction de toute colonisation, bonjour !

 

Le sentier du Grand Esprit est celui de la cohérence, il n'est jamais fini.

 

J'ai jeté un œil sur wiki qui heureusement relie aussi (mais pour combien de temps ?) les indigènes à autochtones, natifs, premières nations. Sur wiki toujours sont reliés peuples autochtones, indigènes, premiers, racines, primitifs.

 


Même au sein de ce cercle qui participe de l'éveil humain, il y a encore incompréhension du lien corps - lignée ancestrale - terre. Nos ancêtres tiraient leur subsistance, leur connaissance, d'un même environnement qu'ils ont honoré pendant des millénaires.

 

La lumière réside dans cette relation avec la terre savamment entretenue par transmission.

 

Tout l'opposé de la pensée matérialiste qui suggère un sens éloignant du sacré, déracinant l'être. Elle tend vers l'effacement de la mémoire des ancêtres, de toute continuité historique ayant mené à l'individu incarné. Lequel se retrouve ainsi sans lignée ancestrale, ni même aucun peuple autochtone, aucun territoire d'origine sur la planète. C'est l'homme de l'instant t, hors-sol, sans racines, coupé de toutes ses relations.

 

Je relaie un témoignage, de Miroir d’Epine. Sur la voie rouge pendant des années, il a exprimé avoir toujours été accueilli correctement dans les réserves amérindiennes aux USA. Homme blanc, du moment où il s'est présenté en tant que celte, les portes furent carrément grandes ouvertes au sein des nations indigènes.

 


Voilà ce qu'est la conscience indigène.

 


Aucun besoin de wikipédia.

 

 

Se dégager de ses filtres

28/02/2020

Se dégager de ses filtres

En sixième, la gravité fut abordée en sciences physiques.

 

A cette époque, j'ai fait un rêve dans lequel je me levais de mon lit, ouvrais ma fenêtre de chambre et décidais de m'élancer parmi les arbres pour planer ensuite au dessus du bois, sur la colline surplombant un bout de la vallée.

Naturellement, je flottais dans les airs avec plaisir jusqu'au moment où j'ai pensé à la gravité.

 

Et là, ce fut une véritable lutte de l'esprit pour pouvoir rester dans le ciel, alourdit par cette force dogmatique, vérité absolue ingurgitée à l'école, je devais chuter. J'ai réussi quand même à reprendre de l'altitude mais c'était pénible.

Je me suis sclérosé dans l'ennui scolaire, cependant j'ai repris ce rêve 24 ans plus tard et cette fois, non seulement je volais sans aucune lourdeur mais faisais aussi voler des objets.

 

Un être humain peut mourir en ne s'alimentant plus. Il peut aussi vivre prânique en se liant à la Source.

 

Lois et théories scientifiques sont des vérités relatives fonctionnant dans un ou plusieurs référentiels et pas d'autres. La gravité n'a aucune accroche dans le monde onirique à moins de la lui accorder.

Les prendre pour absolues nous fait basculer dans le dogme, entrave nos habiletés naturelles, c'est un filtre sur la perception du Monde tel qu'il est.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le détachement

24/02/2020

Le détachement

Rester accrocher à certains sentiments consume.

Persister par exemple à en vouloir à quelqu'un ou à la Terre entière, même si légitime et quelle que soit la saloperie faite, c'est s'attacher à se consumer, de l'auto-flagellation.

Pour ma part, en 2019, j'ai éprouvé un tel état de mal-être que j'ai fini par lâcher et ressentir le détachement.

Il n'y a pas de pardon à proprement parler, juste une qualité à ne plus être attaché à tous sentiments qui oxydent, à ne rien attendre, le calme prend place.

 

Là où j'en suis, le détachement est prendre soin de soi. C'est une chose d'éprouver la paix en forêt ou dans sa tour d'argent, mais seule la confrontation à l'humain qui nous fiche en l'air offre l'opportunité de fonder en soi une paix véritable.

 

 

 

 

Maîtrise émotionnelle directe par le maître zen bouddhisto-karaté master Pierre Richard...

 

 

 

 

 

 

Les signes

21/02/2020

Les signes

Un signe est vécu comme tel uniquement par le sentiment qui surgit avec une scène de vie.

Il n'est interprétable par aucune autre personne puisqu'elle n'aura pas vécu ce sentiment.

 

Chacun est son propre maître.

Mission de vie

14/02/2020

Mission de vie

Sur le sentier, ne voulant plus rien faire dans ma vie qui ne soit pas profondément moi d'abord et avant tout, je me suis posé cette question :

 

Qu'est-ce qui me met en joie ?

 

Aucun phénomène extérieur ne donne la réponse, c'est en nous.

 

J'ai entendu une autre approche, en substance :

 

Qu'est-ce que vous aimeriez transmettre, dire au monde quand votre dernier souffle approche ?

 

La vigile a fusé de suite : "Rassemblez votre être et partez en forêt, restez dans un espace, soyez vigilant(e) et tenez votre feu sacré ! Allez !" ai-je répondu.

 

Parmi toutes les activités qui amènent de la joie, il y en a qui sont comme une note "fondamentale" et nourrissante de l'être, avec laquelle il y a résonance, par laquelle il y a transcendance.

 

C'est ma perception.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madre

07/02/2020

Madre

Grand Esprit, Grand Mystère, la Source, Mère Divine, l'Origine, Dieu, Créateur, Vérité, l'Intelligence primordiale, l'Univers...

A la fois mystérieux et en même temps parfaitement reconnu par tous peuples indigènes sur la planète. Rien de compliqué, juste la simplicité de gens qui entretiennent un lien à la Nature.

Tel est le cas des shipibos dont la médecine était déjà pratiquée par les incas. Voici mon unique expérience avec elle.

 

 

Nuit 1

Le breuvage est dégueulasse, un vrai repoussoir. Le curandero ("chaman") me crache ses parfums dessus, bof... dans quoi je me suis embarqué ?

 

C'est quoi ce truc qui envahit mon corps, mon être ?

 

Vision de la Nature faite d'engrenages en transparence de feuilles, arbres, animaux, caméléons etc. L'Univers est une mécanique parfaite, cette traduction imagée est splendide.

 

En lutte avec cette entité étrangère, c'est chez moi là ! c’est mon corps ! je suis mon propre maître et lui crie cela. Elle se fige, le serpent formé de serpents se fige, cligne de son œil qui me fixe puis finit par repartir.

Bien obligé de faire avec maintenant qu'elle est là, je l'ai choisi. Quelle force ! je m'accroche à des états contactés sur le sentier, mes méditations, au totem Puma et autres mais tout glisse, la Madre s'attache à détourner mon attention. Elle me dépouille, traduit le moindre état interne instantanément : peur des reptiles ? alors plein de reptiles énormes pour me tester, serpents et crocodiles m'attaquent.

 

Elle cherche à m'amener quelque part... je comprends... me fondre dans la Conscience divine, je refuse, j'ai peur de me diluer, partir et ne pas revenir, perdre mon identité. Elle me travaille autrement mais dans le même sens, traduit en image mon souhait profond : comprendre le Divin.

 

Fin de la nuit : vomis, vomis !

 

 

Nuits 2 et 3

Nettoyage corporel, elle ancre. L'enracinement est la base. Je me relâche bien plus par contre, je la sais vraiment bienveillante désormais. C'est juste que c'est particulier comme médecine !

 

 

Nuit 4

Attention, c'est parti !

 

Nettoyage hyper fort, vomis, vomis, vomis, vomis et remontées d'air évacuant de l'ombre en profondeur, un serpent noir s'éloigne très vite de mon système digestif.

C'est difficile, j'ai envie d'insulter la Madre mais n'exprime rien car ne veux pas me faire remarquer, déranger les autres dans la Malloca.

 

La médecine me pique alors au vif :

"Regarde-toi, tu as tes méditations, totems, tu fais des huttes, et tu n'es même pas capable de t'exprimer, lâcher ce que tu as en toi."

Et bing ! elle a raison mais non, ne pas se faire remarquer est plus fort. Je préfère subir et continue de l'insulter intérieurement.

A nouveau, elle me touche : "Regarde-toi, tu veux laisser passer la Lumière et tu ne sais même pas laisser passer le Serpent !"

Et re-bing ! Juste, touché, dans le mille ! Incohérence jetée en pleine figure !

 

J'ai confiance en elle et si je veux aller plus loin, faut bien se décider... Je lâche, me sens descendre profondément en moi et j'accède au cosmos par l'intérieur.

 

Je tais ce vécu.

 

La vision s'estompe avec le levé du jour, je suis rincé, finis par me lever, vaseux, décalé, avec un tournis pesant.

Sorti de la Malloca, je me concentre pour monter à la tente me reposer mais c'est impossible.

Je sens ne pas être complètement là. J'attends qu'Antonio se réveille, je ne veux pas déranger les gens.

Ma propre bêtise finit par m'insupporter, en plus de mon état. Je suis vraiment mal et j'attends que le curandero se réveille pour me faire soigner... hors je suis là pour prendre soin de moi...

Ma connerie est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, je m'énerve, redescends à la Malloca, secoue Antonio d'abord gentiment puis sèchement : "Tu me fais revenir ! tout de suite !"

 

J'aurais pu lui parler lapon, il a compris instantanément.

Vérité de la science des plantes, de la jungle et du rio, il agit et distille alors la vérité de la science qui soigne. Je le sens tout de suite, vas-y, crache-moi dessus tes parfums, je m'en fous maintenant, je veux juste revenir.

Tout finit par sortir, je crie, rageusement : "putain de serpent, t'es content là ?!!".

Ces paroles ont émergé de tout mon corps, je n'ai jamais vécu ça, ça fait un bien fou à l'âme et au corps, lesquels éclatent en sanglots, l'eau coule.

Se diffuse le bienfait grandissant des parfums, chants, massages énergiques, pressions fortes des mains sur le crâne et le haut du corps.

Le maestro est à l’œuvre mais c’est à moi aussi de faire. Je le peux maintenant et cherche mon souffle, je me récupère.

Allongé, je tourne la tête, ça y est, il s'est rendormi, tout est ok.

 

Quand je me lève, j'ai l'impression d'être né à nouveau, sublime sentiment. Parti et revenu, je suis toujours Tony, fier de moi, heureux de ce que j'ai vécu et réussi grâce à cette formidable alliée qu'est la médecine de la jungle.

 

Nuit 5

Non merci ! c'est bon là ça va. Je me repose.

 

 

L'élan de félicité s'est rapidement évanoui au retour à la vie ordinaire, laquelle est en fait extraordinaire de décalage avec le Tout, là est le surnaturel.

Grâce aux quêtes et expériences prâniques, je gère mieux cela. J'ai bien compris que c'est la pratique quotidienne dans la conscience qui permet de manifester doucement et sûrement nos capacités d'humains, individus indivisibles de l'Univers au libre arbitre d'avoir accès à toute la Création.

Prière apache du 4 janvier

13/01/2020

Prière apache du 4 janvier

La prière apache du matin m'a vraiment fait du bien.
En substance, j'ai remercié les connards et trous du cul de basse fosse pour leur aide précieuse à prendre soin de moi.
Continuez de travailler votre position sociale, à travailler la forme sans le fond, un de ces jours vous l'aurez dans le fion.
Bonne année les trous duc et merci pour tout.

Hasard et Chaos

03/10/2019

Hasard et Chaos

Je suis blanc. Les blancs sont les autochtones de ce continent. Depuis 2012, c'est la sagesse ancestrale amérindienne à travers ses rites qui me touche.

Le puma est un animal des Amériques. Un autre de mes totems est américain. A priori, pas logique, ça n'a rien de local, je suis né en France.

L'Univers n'a rien d'illogique, il fonctionne selon des lois, des principes qui se comprennent au fur et à mesure du cheminement.

 

 

 

Hasard

 

Avant d'entamer le sentier sacré, ma propre expérience a sérieusement mise en doute la notion de hasard. En cartésianisme, pas de hasard, que de l'aléatoire.

 

Le hasard est une virtualité invoquée pour suppléer à la méconnaissance de la causalité d’un phénomène. L'aléatoire qualifie un phénomène dont les causes ne peuvent être perçues par suite de leur complexité ou de notre insuffisance à les distinguer. (impossibilité d’analyse et de compréhension)

A mon sens, ce dernier serait intelligible s'il n'était lié à une conception linéaire du temps. Un évènement de l'instant t est dû à un ensemble d'évènements qui se sont produits à t-1 t-2 t-3... C'est pas faux mais limité au mental.

 

Ni hasard ni aléatoire, que de la résonance !

 

 

 

 

Chaos

 

 

De fait, comment le chaos pourrait-il exister dans l'univers?

 

La seule possibilité de chaos résiderait logiquement dans la capacité à ne pas respecter ses lois. C'est impossible. Cependant, un attribut permet d'aller à l'encontre de l'Harmonie universelle.

 

 

Telle est la capacité de l'être humain via le libre arbitre.

 

C'est dans nos gènes et c'est à double tranchant.

 

 

Soit on s'éloigne de la Conscience, l'inconscience du Tout-relié règne, on se complaît dans le conformisme ambiant, "j'y peux rien, c'est pas moi qui décide" et le chaos-disharmonie s'installe. Soit le sentier est entamé, on arrête de subir, chaque individu prend conscience de sa souveraineté et on sort pas à pas de la tempête.

 

 

Choisir est la responsabilité que nous confère le Grand Mystère.

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